Une affaire survenue dans une école d'Émilie-Romagne remet au centre de l'attention la question des retards de paiement des remplaçants de courte durée et occasionnels. Un enseignant a en effet décidé de commencer une grève de la faim, après des mois de travail effectué sans recevoir aucun salaire. L'extrême protestation a également été communiquée à son médecin, avec l'intention de sensibiliser le public sur une condition vécue par des milliers d’enseignants.
« Je suis désolé, Je ne peux plus le faire sans salaire. Je ne peux pas continuer à demander de l'argent à mes amis et à ma tante invalide pour pouvoir payer le loyer et d'autres dépenses hors site », dit l'enseignant, expliquant qu'il a dettes accumulées difficile de payer « si et quand arriveront les salaires de ces mois de travail pendant lesquels je n'ai pas reçu un euro ».
D'où l'annonce : « A partir d'aujourd'hui, je ne me nourrirai plus et si quelque chose arrive, le responsable de cette situation prendra ses responsabilités ».
D'où vient le problème de paiement ?
Le problème n’est pas nouveau. Les enseignants suppléants avec contrats courts ils se plaignent depuis des années très longs retards de paiementavec de graves répercussions sur les conditions de vie.
Le 26 novembre dernier Ministère de l'Éducation et du Mérite avait convoqué une « table de simplification » pour revoir les procédures de paiementaprès avoir déjà communiqué des semaines avant d'avoir couverture financière allouée jugés « importants », dans le but de régler les salaires impayés d'ici décembre.
La réalité continue cependant de mettre en difficulté de nombreux travailleurs. L'enseignant raconte : « J'ai pris mes fonctions la première semaine d'octobre et Je vis grâce à la pension de ma tante invalide cent pour cent. J'ai aussi accumulé 2800 euros de dettes entre connaissances. »
De plus, selon son récit, le siège local du syndicat lui avait déjà fait savoir que les paiements pourraient être reportés jusqu'à la nouvelle année. «Ayant 47 ans, un diplôme, un master et une recherche scientifique derrière nousj'en attendrais un peu plus car il y a un risque de porter atteinte à la dignité humaine en ne payant pas», se plaint le professeur.
Demande de précisions
Le professeur explique avoir contacté toutes les institutions compétentes: «J'ai écrit à les syndicatsj'ai écrit à Surintendanceal Ministère et pour information également à secrétariat du Président de la République. Un travailleur qui n’est pas payé pour le travail qu’il a effectué ? Mais à quoi ça sert ? » N'oubliez donc pas que vous avez toujours effectué toutes les activités requises : leçons, tests et planification.
« L'État – poursuit-il – a besoin de substituts pour faire fonctionner l'école, il nous appelle et nous prenons le relais. Dans quel autre secteur d’emploi faut-il attendre des mois avant de recevoir son salaire ?».
La frustration de l'homme naît avant tout de la comparaison avec d'autres enseignants titulaires : « Quand j'entends des collègues parler de la treizième année, du fait que je viens de recevoir six cents, mille euros et plus, alors que je dois demander un prêt d'argent à ma tante invalide, Je ressens un sentiment d'annihilation du sens de l'humanité».
La décision de faire grève
Désormais, sa décision est définitive : « Je ne mangerai plus jusqu'à ce qu'on me donne une réponse. Je ne mangerai pas au sens strict du terme et celui qui est responsable assumera la responsabilité de ce qui pourrait arriver».
Ça pèse comme un rocher sur son état psychologique un sentiment de profonde injustice: « Les Pères Fondateurs nous ont laissé des principes selon lesquels L'Italie est une République fondée sur le travail et qu'il est du devoir de la République d'éliminer les obstacles économiques et sociaux. Maintenant, cependant, il y a une situation dans laquelle vous travaillez et je ne vous paie pas et en attendant vous vous débrouillez et c'est votre affaire. »
Une grève de la faim, la sienne, qui se poursuivra indéfiniment et sera interrompue seulement lorsqu'il reçoit un feedback concret.
