Il s’agit pour le directeur de simples auditions, pour les parents et les élèves de véritables interrogatoires. Au Liceo Virgilio de Rome, l’un des lycées classiques historiques de la capitale, l’ambiance est très tendue.

En effet, les autorités scolaires ont ouvert une enquête sur les faits qui ont conduit à l’occupation de l’institut en décembre dernier : le directeur veut à tout prix y voir clair et semble avoir constitué un véritable peloton d’exécution. Les « enquêtés », c’est-à-dire les étudiants, protestent contre cette méthode – qui, selon eux, n’est pas tout à fait orthodoxe – avec lequel l’école tente de mettre les faits en lumière.

La protestation des étudiants et des parents s’intensifie au « Virgilio » à Rome

« Un remake de la téléréalité Il Collegio »: la blague, a publié un ‘L’affiche’, vient d’un parent et résume bien le climat qui aurait été ressenti ces jours-ci au « Virgilio » à Rome. En particulier, une mère décrit en détail la situation à laquelle elle a été confrontée lorsqu’elle accompagnait sa fille: « 15 personnes assises autour d’une table en fer à cheval avec un banquet au centre pour l’étudiant qui ressemblait à un prévenu, c’est une image qui m’a gêné ».

Pour cette raison, plus que quiconque ne parle de véritables interrogatoires et non d’auditions comme l’aurait expliqué la direction de l’institut. Une véritable commande ayant pour but de mettre en lumière les faits, voire avec des questions très précises : « Étiez-vous présent la nuit où les occupants sont entrés dans le lycée ? Savez-vous que l’école a été endommagée ? Combien de fois êtes-vous venu à l’occupation ?. Des questions auxquelles un parent fait remarquer « Le Corriere della Sera »ils pourraient également être potentiellement dangereux car « Si quelqu’un répond ‘oui, j’étais présent le soir de l’effraction’, cela entre dans le champ d’application du code pénal. Dans la mesure où les « témoignages » ainsi recueillis peuvent compter… ». Les parents ne se disent pas contre les sanctions mais se plaignent du comportement de leurs enfants : « Quelle que soit la punition qu’ils voulaient infliger, il n’y avait pas besoin de pantomime, cette méthode ne faisait qu’humilier les garçons et les diviser entre eux. Un procès sommaire dans lequel les accusateurs sont aussi les juges ».

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