Un projet de loi a été présenté au Sénat qui pourrait redéfinir la manière dont l'antisémitisme est combattu en Italieet le monde de l’éducation est au centre de ce changement.

Le facture, Toujours à l'étude à la Commission des Affaires Constitutionnelles du Sénat, a été présenté par Maurizio Gasparri dans le but de renforcer les instruments réglementaires contre l’antisémitisme.

La proposition s'appuie sur une définition opérationnelle qui vient directement deIHRAl’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. Il s'agit d'une définition qui a déjà été adoptée dans de nombreux pays européens, mais jusqu'à présent elle était utilisée principalement à des fins culturelles ou éducatives.

Le DDL Gasparri est composé de 4 articles, et a pour objectif d'en faire également un référence pénaleavec des implications assez larges et touchant divers secteurs de l’État.

Indice

  1. Les quatre articles qui étendent les responsabilités
  2. Ecoles et universités, entre formation et lieu de contrôle

Les quatre articles qui étendent les responsabilités

Voici les quatre articles qui définissent sonextension formelle et substantielle des nouvelles règles:

  • Article 1 : La définition IHRA pour tous. Cet article engage toutes les institutions publiques à utiliser la définition de l’IHRA comme critère officiel pour identifier les comportements antisémites. Le but est de rendre l'action cohérente, qu'elle soit administratif, éducatif ou judiciaire. Une coordination interinstitutionnelle biennale est également envisagée pour maîtriser la tendance du phénomène.

  • Article 2 : obligations de formation pour la communauté éducative. C'est le point qui vous préoccupe le plus. Présente obligations de formation non seulement pour l'application de la loi et la justice, mais aussi pour écoles et universités. On parle d'un guide opérationnel de lutte et de signalement, et les écoles devront l'organiser cours annuels pour étudiants.

  • Article 3 : le focus sur le système éducatif et les sanctions. Cet article attire l’attention sur écoles et universités. Ceux-ci deviennent responsables des chemins d'information et d'un surveillance interne. Attention : ils sont attendus sanctions disciplinaires pour les enseignants qui ne respectent pas leurs devoirs ou qui font preuve d’attitudes jugées incompatibles avec la définition de l’IHRA. Des sanctions peuvent venir jusqu'à la suspension.

  • Article 4 : modifications du code pénal. Intervention est faite sur l'article 604-bis, qui punit l'incitation et la propagande à la haine. L'antisémitisme s'ajoute parmi les circonstances explicitement prévues. De plus, la référence au « déni du droit à l’existence de l’État d’Israël » et à « destruction de l’État d’Israël »des formulations qui élargissent considérablement l’horizon interprétatif.

Ecoles et universités, entre formation et lieu de contrôle

La DDL attribue donc aux établissements d'enseignement un double rôle: d'une part l'éducatif, de l'autre celui de responsabilité nouvelle et active en surveillance. L’école, et avec elle l’université, est appelée à devenir un lieu de contrôle.

LE chefs d'établissementen particulier, aurait pour tâche de identifier, signaler et sanctionner. Pour moi enseignantsles choses deviennent plus sérieuses : ils risqueraient même des mesures sévères si leur comportement était jugé contraire aux critères introduits par la nouvelle législation.

Dans le détail, c'est learticle 3 du projet de loi visant à réglementer ces aspects de surveillance au sein du système éducatif :

Titre : « Prévention et signalement des actes antisémites »

  1. Le établissements scolaires, universitaires et de formation ils sont appelés à adopter « des initiatives pour prévenir, sensibiliser et combattre » l'antisémitisme, en collaboration avec les organismes publics et privés.

  2. Le personnel de l'école est tenu de respecter des devoirs de conduite conformes à la définition opérationnelle de l’antisémitisme adoptée par le projet de loi (c’est-à-dire celle de l’IHRA).

  3. Il est probable que le non-respect de ces obligations puisse entraîner mesures disciplinairesou par ordre croissant selon la gravité :

  • censure;
  • suspension du travail jusqu'à six mois;
  • sanctions supplémentaires prévues par la législation en vigueur.

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