La couverture est de plus en plus courte et le coût de la vie élevé oblige les parents à réduire toutes ces dépenses supplémentaires qui pèsent sur le budget familial. En effet, cette année, ceux qui ont des enfants ont également dû faire face au coût de l’école : ils ont parfois recherché les solutions les moins chères en raison du budget limité.
Et, une fois que vous avez trouvé le matériel scolaire nécessaire, il ne reste plus rien ou presque dans votre poche pour garantir à vos enfants toutes ces activités qui dépassent le cadre scolaire. C’est ce qui ressort des recherches menées parUnion pour la défense des consommateurs en collaboration avec l’institut Piepoli sur un échantillon représentatif à travers 503 entretiens, rapporté par Il Corriere della Sera.
Les étudiants paient également le prix des frais de scolarité
L’enquête souligne que 55 % des parents ont dépensé plus pour les écoles de leurs enfants que l’année dernière.. Mais eux aussi, les plus jeunes, paient le prix de cette situation en termes de socialité. En effet, 53 % de ceux qui ont subi la hausse des prix ont dû supprimer les activités extrascolaires de leurs enfants pour compenser l’augmentation des coûts. On parle de sport mais aussi de cours l’après-midi comme par exemple ceux visant à perfectionner les langues étrangères ou, plus simplement, les cours particuliers. L’école, de son côté, est souvent incapable d’apporter une réponse concrète aux difficultés économiques des parents., car il lui manque plusieurs services fondamentaux. Comme les cantines : 67% des filles et des garçons, en effet, ne les utilisent pas (principalement parce que les écoles n’en ont pas) et cela ne fait qu’aggraver le budget économique des familles.
Les familles valorisent le contexte scolaire, mais la précarité des enseignants pèse lourd
En général cependant, l’opinion des familles sur le contexte scolaire est positive. Surtout en ce qui concerne le personnel enseignant : 8 parents sur 10 font la promotion du personnel enseignant et de l’ATA. Le revers de la médaille nous montre cependant une perplexité croissante au sein des familles. Selon 85% des parents, la précarité dans laquelle vit le personnel enseignant affecte négativement les résultats scolaires de leurs enfants, et pour 80% cette condition pèse également sur l’offre éducative.
Le résultat? Une méfiance croissante envers l’avenir. La majorité des familles ne voient aucun signe d’amélioration de la situation économique et financière, et 24% craignent même une aggravation. Avec de faibles perspectives d’épargne : 22% sont certains de ne pouvoir épargner que peu ou rien dans les mois à venir.
