La terreur monte dans le groupe, à moins d’un mois du début de la fête, et ils se préparent JA Bayona, fils prodigue du festival, pour être à nouveau couronné à Sitges. Le Barcelonais sera présent, clôturant l’événement avec « The Snow Society » et montant sur scène pour récupérer l’un des Machines à voyager dans le temps, prix qui récompense des carrières cinématographiques d’une importance et d’une pertinence particulières par rapport aux genres fantastiques.
Bayona, qui a fait ses débuts à Sitges en 2007 avec « El orfanato », partagera la vedette avec d’autres lauréats comme le réalisateur japonais Hidéo Nakata responsable du effrayant « The Ring » ; le producteur Jan Harlan, fidèle collaborateur de Stanley Kubrick ; Réalisateur et animateur Pixar Lee Unkrich, le nom derrière les succès de l’usine comme « Coco » ou « Toy Story 3 » ; et le légendaire superviseur des effets spéciaux Phil Tippett reconnu à la fois pour le titanesque et brillant « Mad Dog » et pour son travail dans « Le Retour du Jedi » et « Jurassic Park ».
Les gagnants, confirmés ce mardi lors d’une conférence de presse par le directeur du festival, Ángel Sala, et la directrice de la fondation, Mònica Garcia, sont la cerise sur le gâteau d’un programme qui, du 5 au 15 octobre, réunira dans la ville des titres catalans comme « Pauvres créatures », avec lequel Yorgos Lanthimos a remporté le Lion d’Or à la Mostra de Venise ; et ‘Le Garçon et le Héron’, le nouveau film tant attendu de Hayao Miyazaki qui arrivera à Sitges après être passé par Toronto et Saint-Sébastien et après une première au Japon sans images promotionnelles ni synopsis.
Ce seront deux des attractions hors compétition d’un festival qui ouvrira la terreur surnaturelle de Place Paco et sa « Sister Death » et à travers laquelle défileront les suspects habituels comme Takeshi Kitano, de retour avec l’épopée « Kubi » ; le Français Mathieu Turi et le monstrueux « The Deep Dark » ; Canadiens RKSS et « Wake Up » ; et le natif de Saint-Sébastien Aritz Moreno, réalisateur de « Cólera » et « Avantages du voyage en train », qui revient avec « Moscas », un thriller terrifiant dont l’action se déroule à Buenos Aires.
Dans la section officielle, « Club Zero », de Jessica Hausner, sera exposé ; « Rêves de robots », de Pablo Berger ; « Killer Romance », de Lee Wonsuk ; « En flammes », de Zarrar Khan ; « Rayures de tigre », d’Amanda Nell Eu ; « Salem », de Jean-Bernard Marlin, et « Vermine », de Sébastien Vanicek ; tandis que la section Paranoma concentre les avant-premières de, avance le festival, « certains des titres d’horreur les plus intéressants de l’année ». C’est le cas par exemple de « Appendage », d’Anna Zlokovic ; « Blackout », d’Alan Scott Neal ; « Le jeu du sacrifice », de Jenn Wexler ; et « You’ll Never Find Me » de Josiah Allen et Indianna Bell.
Une bonne dose d’horreur extrême et indépendante que le festival complète avec la frénésie de cinéma asiatique dans la section Orbit (titres d’Um Tae-hwa, Ryoo Seung-wan, Park Hoon-jung, Ahn Tae-jin, Takashi Miike et Soi Cheang ) et documentaires consacrés au capitaine Kirk de Star Trek ; le monstre du Loch Ness; « Star Wars » et les clones de Bruce Lee. En ouverture, la section Noves Visions fêtera ses 20 ans avec une projection spéciale de « Mépris », de Jean-Luc Godard en 4K ; Sitges Classics rendra hommage à William Friedkin (« L’Exorciste ») et récupérera respectivement « The Shining » et « Wicker Man », de Kubrick et Hardy ; et la section séries présentera la deuxième saison de « 30 pièces », d’Álex de la Iglesia ; et « Light in the Darkness », une nouvelle série de véritables crimes racontés par Carles Porta.
