Une nouvelle polémique liée à la période de Noël vient de l'école maternelle San Giorgio de Crémone, critiquée pour avoir célébré l'arrivée des vacances avec un texte sur les valeurs, sans jamais prononcer le mot « Noël ».
Dans un monde où les mots pèsent comme des rochers, le choix d'omettre la référence religieuse et traditionnelle a transformé un moment de fête en un véritable champ de bataille politique.
D’un côté, il y a les conseillers municipaux de centre-droit qui crient censure idéologique et la perte de nos racines culturelles. D’un autre côté, il y a ceux qui défendent le travail des éducateurs en parlant de controverses bâties sur rien.
La question qui revient de plus en plus dans les bureaux et surtout sur les réseaux sociaux est la suivante : est-ce que le droit de rendre Noël neutre être plus inclusif ou tu exagères avec le politiquement correct?
Comment surgit la controverse
Tout commence par le reportage concernant le traditionnel récite de jeunes étudiants. Selon certaines informations, l'école aurait choisi de présenter un texte axé sur les valeurs, mais en évitant soigneusement de nommer les Noël.
Le terme aurait été remplacé par le terme plus générique « fêtes » également dans les messages de bienvenue envoyés aux familles. La motivation derrière ce choix aurait été la nécessité de « ne blesse personne ».
Une approche qui a immédiatement fait naître des doutes sur la gestion desoffre de formation et sur la volonté de cacher la dimension historique d'une fête qui, en fait, envahit déjà les places et les rues de la ville.
Les critiques des conseillers
LE Conseillers municipaux de centre droitqui sont dans l'opposition dans la ville lombarde, sont passés à l'attaque, qualifiant la situation d'inacceptable. Pour l'opposition, c'est une position qui nie un héritage partagé.
Ainsi, dans une question officielle présentée à la Municipalité, ils ont déclaré : « Une décision qui nous inquiète beaucoup car nous sommes confrontés à un choix idéologique imposéou en tout cas pédagogiquement discutable, qui renonce préventivement à la dimension culturelle et historique d'une fête que chaque enfant vit déjà dans les rues et sur les places de notre ville. Éviter de parler de Noël de peur d'offenser quelqu'un, c'est attribuer à cette tradition un valeur de division qu'il n'a jamais eu. Noël, de par les valeurs de paix et de fraternité qu'il véhicule, est un héritage partagé par tous : croyants et non-croyants. »
Pour cette raison, les conseillers ont demandé un discussion urgente avec le directeur et les représentants des parents, pour clarifier la position de l'école.
La réponse du maire
La réponse ne s'est pas fait attendre maire de CrémoneAndrea Virgilio, qui a catégoriquement nié « l'annulation » de l'anniversaire, en publiant sur les réseaux sociaux le lettre d'invitation aux parents qui ont lu mot pour mot : « Nous vous attendons à 15h30 pour la fête de Noël ».
Le Premier Citoyen accuse les minorités de créer des choses inutiles bruit médiatiquedéfendant le travail des éducateurs et la présence à l'école d'un crèche et d'un arbre de Noël.
Virgilio a déclaré : « Le festival propose des valeurs pleinement cohérentes avec l'anniversaire, rien que Noël annulé. Alors, avec respect institutionnel mais aussi avec une pointe d'ironie, je dis que quand les polémiques se construisent sur des faits qui n'existent pas, tu ne fais pas d'opposition, tu fais du bruit. Et les écoles, les éducateurs et les familles finissent par être injustement entraînés dans le bruit. Ensuite, il y a un sujet qui me tient à cœur : la crédibilité. C'est un atout précieux dans le débat public, car il rend possible un débat utile et sérieux. Des événements comme celui-ci, construits à partir de rien puis démentis par les faits, ne contribuent pas à la crédibilité de ceux qui les alimentent. »
Enfin, le Maire a conclu : « Et il y a aussi une autre chose qui est décevante : ces reconstructions, une fois lancées, deviennent du carburant pour le suivi habituel des ennemis du clavier. Des gens qui ne connaissent pas l'école, ne connaissent pas les éducateurs, ne connaissent pas les familles… mais ils se sentent autorisés à juger, insulter, insinuer. C’est un mécanisme qui empoisonne le climat et qui affecte ceux qui travaillent sérieusement chaque jour, souvent en silence. Il faut plus de responsabilité à ce sujet : les mots ont des conséquences. »
Cas antérieurs
Ce n’est pas la première fois, cette année aussi, que des polémiques de ce genre ébranlent l’ambiance des vacances de Noël. Une affaire similaire a éclaté il y a quelques jours dans un école primaire en Toscaneoù les professeurs ont proposé aux élèves une version modifiée de la célèbre chanson de Noël « Jingle Bells« , ce qui éliminait toute référence religieuse. La motivation ? Protéger le caractère laïc de l’institutmais que de nombreux parents considéraient comme exagéré.
Un autre cas similaire s'est ensuite produit dans un école primaire à Reggio d'Émiliequi a supprimé le mot «Jésus» des paroles des chants de Noël prévus pour la récitation des enfants. Ici aussi, il s'agissait de ne pas offenser les autres religions, ce qui aurait provoqué des réactions très dures.
