Qu’à Séville il y a une confrérie résidant dans une université publique ? Hé bien oui. L’étonnement d’un habitué de la laïcité des institutions universitaires publiques, certaines hautement idéologiques, a été surpris en entrant au Rectorat, puisque la première chose qu’il a vue a été la fraternité. Dans les années 80, il y avait un recteur – aujourd’hui partisan de Puigdemont et de Podemos – obsédé par leur licenciement. Mais il a trouvé le barrage de la raison contre son obsession. Il est parti – avec plus de douleur que de gloire – et la fraternité demeure. Aujourd’hui, Los Estudiantes commence à célébrer publiquement le centenaire de sa naissance. L’existence même de la confrérie est un mérite en soi. Mais ce qui est plus important, c’est que la communauté universitaire, si diverse, si variée et plurielle, en particulier ceux qui étudient dans le bâtiment de la rue San Fernando, aime une entreprise qui appartient à leur vie quotidienne. Qui sait où il se trouve et n’a aucun complexe à accomplir un travail d’évangélisation sur un territoire compliqué. Cette affection est amplifiée par l’intense travail social de la confrérie, aujourd’hui où l’esprit des jeunes est si solidaire. Mais il ne faut pas oublier l’essentiel. Les deux monuments de beauté qui en sont ses propriétaires. Aujourd’hui la lumière de l’après-midi de février vous caressera. Ce sera comme l’étreinte que la ville entière donne à une confrérie qui fait déjà partie de sa meilleure histoire. La Vierge d’Angustia ABC

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