La Cour suprême a rejeté un recours des syndicats CCOO et UGT qui excluaient la CSIF (Centre syndical indépendant et fonctionnaires) et d’autres organisations du Conseil de développement durable, l’organe consultatif du gouvernement pour l’élaboration de l’Agenda 2030, comme l’a rapporté le syndicat. dans un rapport.

Dans cette affaire, la Cour suprême a déclaré que « le statut de syndicat le plus représentatif ne confère pas de droit fondamental aux syndicats qui le détiennent par rapport aux autres syndicats qui en sont dépourvus ».

«En d’autres termes, les requérants ne disposent pas d’un droit fondamental, qu’il s’agisse de la liberté d’association ou de l’égalité devant la loi, d’exclure les syndicats ayant un niveau de représentativité inférieur de la participation à des organes et activités autres que ceux qui constituent le noyau central de la fonction syndicale », ajoute la résolution.

Le syndicat des fonctionnaires apprécie positivement cette résolution, considérant qu’il s’agit d’un « filet de sécurité contre le monopole et les privilèges des syndicats qui cherchent à limiter la participation du reste des organisations aux organes représentatifs ».

Le CSIF ajoute également qu’il « semble légitime de continuer à lutter contre ces attitudes discriminatoires et classistes » dans toutes les instances de l’administration publique où elles continuent de se produire.

Le syndicat réclame une modification de la loi

D’autre part, le CSIF souligne que « ces arguments de la Cour suprême soutiennent la nécessité de modifier la loi organique de la liberté syndicale, une norme qui remonte à 1985 et qui protège la participation institutionnelle des CCOO et de l’UGT au détriment des d’autres options syndicales.

De même, ils exigent « la nécessité de modifier la norme » pour que 5 % de représentativité soient suffisants pour être présents dans les zones de négociation, comme cela se produit dans la sphère parlementaire, où seulement entre 3 et 5 % sont requis.

Le syndicat rappelle que le Tribunal national a déjà jugé « inapproprié » d’utiliser le critère de plus grande représentativité (syndicats qui détiennent 10 pour cent de représentation au niveau national) pour exclure au niveau institutionnel d’autres organisations qui n’atteignent pas ce pourcentage mais qui , sont cependant mises en œuvre dans une zone spécifique, en septembre 2021.

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