La cloche sonne, mais personne ne quitte la classe. Pour de nombreux étudiants italiens, en effet, il semble que la récréation se transforme en une sorte de prolongation forcée de la leçon, vécue entre interdits et espaces limités.
je parle de cette nouvelle tendance deux rapports reçus par la rédaction de Skuola.net. D’un côté, un lycée qui pour des raisons de sécurité ferme les portes des salles de classe et interdit la sortie ; de l’autre, une école qui répond aux incidents de harcèlement en imposant des zones assignées et des déplacements de masse.
Deux histoires qui soulèvent le même doute : pour maintenir l'ordre et le contrôle, on finit par supprimer l'autonomie des enfants. Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?
Loisirs au bureau et autonomie refusée : le premier cas
Le premier rapport fait état d'une directive scolaire entrée en vigueur début octobre qui repense complètement les règles de récréation. Le document interdit aux élèves de quitter la classe pour rejoindre les couloirs, les halls ou les cours : les récréations sont strictement à l'intérieur.
Officiellement, il s'agit d'assurer un « un contrôle plus efficace » et éviter les problèmes de surpeuplement ou les accidents. Une motivation qui ne convainc cependant pas les directement concernés, qui la jugent « injuste et insoutenable ».
Comme le souligne l'étudiant, porte-parole du mécontentement, la mesure touche souvent les enfants. déjà adultesobligés d'endurer un « contrôle si étouffant » qu'il leur fait ressentir « comme les enfants du primaire« , éliminant de fait toute forme d'autonomie personnelle.
Pas de collation : le paradoxe logistique
L'interdiction de bouger de son bureau génère non seulement une frustration émotionnelle, mais déclenche un court-circuit organisationnel sur lequel les enfants exigent des réponses. « Ça arrive à tout le monde d’oublier son goûter à la maison ou la bouteille d'eau », raconte la jeune femme à Skuola.net, expliquant que la nouvelle disposition élimine toute « possibilité de sortir pour se faire pardonner ».
Rendre la situation encore plus difficile à digérer est le paradoxe des services internes. L'institut annonce l'ouverture d'un « Barre Pédagogique », actuellement suspendu, mais la même circulaire interdirait catégoriquement aux étudiants de sortir de la classe de l'utiliser, même s'il était actif. Résultat : une matinée passée « confinée entre les bureaux, sans possibilité de s'étirer ».
Zones surveillées et mouvements de masse contre le harcèlement
La deuxième plainte braque les projecteurs sur un contexte différent, où la répression disciplinaire a été déclenchée récemment « actes d'intimidation ». Pour contrer le phénomène et suivre les dynamiques internes, la direction a émis des circulaires obligeant les enseignants à « superviser les élèves dans les zones qui leur sont assignées ».
Les conséquences sur la liberté de mouvement, comme on peut facilement l’imaginer, sont dramatiques. Les cours sont devenues interdites aux initiatives individuelles : pour sortir dehors il faut que «TOUTES les classes sont d'accord« , puis se déplacer en bloc seulement si « accompagné du professeur dans la classe ». Ce qui est assez difficile. Bref, une approche qui transforme la prévention en un cloisonnement total des espaces communs.
Le court-circuit logique
Lorsque la sécurité se traduit par une limitation territoriale extrême, la vie scolaire quotidienne normale en paie le prix. La répartition rigide des zones ne permet pas de gérer de manière fluide même les besoins physiologiques ou les petits besoins pratiques.
Ce n'est pas un hasard si le deuxième rapport montre un mécanisme bloqué : si pendant la pause un garçon a besoin d'aller aux toilettes et qu'un ami veut aller aux distributeurs automatiques, ce n'est tout simplement « pas possible ». La dispersion des élèves est interdite au point qu'elle devient « déjà même difficile d'aller aux machines car il est impossible de quitter votre région.
Un système qui, pour tenter de protéger les enfants, finit par vider l'intervalle de ce répit minimum nécessaire entre une leçon et une autre. Ce n’est pas exactement l’objectif de l’école.
