Il y a deux « canulars » à démanteler immédiatement : c'est ce qu'affirme le ministre de l'Éducation et du Mérite, Giuseppe Valditaraconcernant la question controversée deéducation sexuelle à l'écolepour clore les controverses survenues après l'approbation de la loi sur le consentement éclairé. Il l'a fait dans unentretien exclusif avec Skuola.netenregistré à la veille de la rentrée scolaire.

« C'est une fausse nouvelle selon laquelle il n'y aura plus d'éducation sexuelle dans les écoles. C'est faux », a-t-il déclaré. Valditara sur le portail étudiant. Dans la loi, explique le ministre, il reste une référence explicite à programmes scolairesà indications nationales et aux nouveaux lignes directrices sur l'éducation civique.

Cependant, un détail change qui concerne directement ceux qui sont aujourd'hui en classe : le prévention des maladies sexuellement transmissibles (MST) pour la première fois, cela devient un objectif obligatoire et non plus facultatif.

Quels changements pour les étudiants

LE'éducation sexuelle au sens biologique ce n'est pas nouveau dans l'enseignement : c'était déjà prévu dans les cours de sciences. L'actualité concerne donc désormais la partie liée à la santé.

« L'éducation sexuelle au sens biologique est incluse dans les programmes scolaires, en effet pour la première fois il y a aussi la prévention des risques de maladies sexuellement transmissibles, ce qui n'était pas obligatoire auparavant », a-t-il expliqué. Valditara.

Il existe ensuite un deuxième front, distinct de la sexualité au sens strict : celui de rapports et de lutte contre les violences de genre.

Là aussi, le ministre rejette la lecture selon laquelle la nouvelle loi aurait enlevé de la place à ces questions : « Ce n'est pas vrai qu'on ne peut pas éduquer au couple, à la lutte contre les violences de genre. Faux », a-t-il encore dit. Valditara sur Skuola.netajoutant que « pour la première fois, nous avons inclus l'éducation au respect, l'éducation aux relations justes, à l'empathie, à la lutte contre la violence de genre comme objectifs d'apprentissage obligatoires, donc chacun doit les faire ».

Le contexte réglementaire et les précédents

Le cadre dans lequel s’insère cette précision, rappelons-le, est celui loi sur le consentement éclairéla disposition du ministère qui a suscité un débat dans les écoles ces derniers mois. Le texte a achevé son processus avec le feu vert définitif du Sénat.

Ce n'est donc plus un projet de loi, mais Droit de l'État. La référence explicite à Indications nationalescontenue dans le texte, est la base légale sur laquelle le Ministre fonde son refus : l'éducation sexuelle biologique reste dans les programmes scientifiques, la même dans toutes les écoles, et la prévention des MST entre pour la première fois parmi les contenus à couvrir obligatoirement.

L'obligation de s'applique également au même cadre réglementaire l'éducation à respecter, relations correctes et empathiedésormais inscrit comme objectif d'apprentissage dans les nouvelles orientations de l'éducation civique, valable pour tous les élèves et non soumis à aucune autorisation des familles.

Ce qui reste ouvert

Reste cependant à vérifier la distance entre ce que prescrit la loi et ce qui se passe réellement dans la salle d’audience. On le dit Enquête Skuola.net à la fin de la dernière année scolaire, dédiée précisément aux cours sur l'éducation au respect.

Lorsqu'on leur a demandé si des réunions ou des activités sur les relations, les émotions, le consentement et les préjugés de genre avaient été organisées dans leur école, plus de 1 étudiant sur 4 il a dit de n'avoir rien fait. Seul le 28% à la place, il a dit qu'il avait suivi diverses réunions et activités dédiées.

C'est le point sur lequel il faudrait travailler davantage : les objectifs d'apprentissage, qui sont obligatoires, existent sur le papier, mais leur application concrète dans chaque école reste, à ce jour, loin d'être uniforme.

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