Dans le football, personne ne lâche rien, mais l’Espagne a traversé un vrai chemin de croix face à l’Allemagne pour finalement, entre pluie et douleur, se proclamer Champion d’Europe des moins de 19 ans. L’équipe nationale a revalidé le titre, le cinquième de son histoire, dans une formidable séance de tirs au but, pleine d’arrêts, de superbes frappes et d’une erreur colossale, celle de Deustch, dont le tir décisif s’est bloqué et a renvoyé le ballon directement. Le cercle des femmes espagnoles au centre du terrain semblait sans fin. Ce n’est pas tous les jours qu’un continent est gouverné.

Rythme diabolique de l’Espagne, fort en défense et piquant en attaque. Même les balles génèrent du danger, faites toujours attention Carla Camacho aux opportunités que le scénario du match offre à l’attaquant du Real Madrid. L’Allemagne, devant le barrage, se réfugie. Il ne veut rien savoir du ballon et se confie au pressing haut pour déséquilibrer l’équilibre.

Cela n’a aucun effet et le ballon prend de la hauteur, il s’approche avec grand danger du but défendu par Adamczyk, pour l’instant la teutonique est bien placée sous les bâtons. Juste un mauvais dégagement Police Txell, héroïne de la demi-finale contre les Pays-Bas, fait un peu peur au corps de l’Espagne. Le ballon de la gardienne touche la tête de l’attaquante allemande et elle s’apprête à entrer dans le but. Le sélecteur sonia bermudez Il avale dans la zone technique. L’Allemagne trouve un argument.

Le jeu se transforme en échange de coups de feu, décousu, chaotique, la peur des camps des deux côtés sur le terrain. Les imprécisions règnent et les styles s’estompent. Les combinaisons espagnoles n’offrent pas d’avantage et le jeu du groupe allemand ne s’inquiète pas trop. Sara Ortega, l’ailier de l’Atlético, ajoute une nouvelle exhibition dans le couloir, son physique et son répertoire de dribbles sont inépuisables. Seul le repos coupe sa vantardise.

La reprise laisse la sélection touchée. Sehitler, le 10e de l’Allemagne, âgé de seulement 16 ans, lance une belle décoche en profondeur, la défense ibérique ne le détecte pas. se tient devant Police de caractère et lorsque le but est à moitié marqué, le milieu de terrain doute de tirer ou de passer à un coéquipier et le ballon passe indéfiniment près du gardien espagnol. Occasion manquée qui enhardit les Teutons qui, comme toujours quand ils sentent le sang, se ruent sur la proie.

Les chances s’accumulent chat C’est un poignard sur l’aile gauche et l’Espagne essaie simplement de survivre. Sara Ortega et leurs souffrances contre l’ailier allemand illustrent à quel point l’équipe de Bermúdez va mal. Il ne sait pas s’il doit tuer le match avec possession ou essayer de gagner de l’air avec le match derrière son dos. camacho. L’attaquant laisse tout et génère même l’occasion occasionnelle. Il ne baisse pas les bras et l’équipe aborde la dernière manche du duel avec un peu plus d’optimisme.

La fatigue et la pluie ont donné le ton. Wifi Elle est très touchée après un tacle dur, des larmes coulent sur son visage alors que la civière l’emporte, et la finale prend une pause avec du temps supplémentaire à l’horizon. Lucie Corrales a dans ses pieds pour changer le destin mais, après avoir été face à face avant Adamczyksa frappe va droit au but à la minute 87. L’Espagne pardonne et plonge dans les ténèbres.

Extension

Le football passe au second plan dans les prolongations, tout le monde regarde Wifi et son genou meurtri, enveloppé dans un bandage encombrant. Le jeu est un entonnoir, une course pleine d’erreurs et de fatigue dans laquelle les deux parties semblent accepter que les pénalités décideront du champion. Et le récit leur accorde ce qu’ils demandent.

Onze mètres d’agonie. Olaya Enrique n’échoue pas, traversé et descendu. Font frôle le premier tir de l’Allemagne, l’œuvre de Veit, mais le coup de pied est tel qu’il plie les mains du Catalan. Silvia Lloris Il fait le deuxième pour l’Espagne et cette fois c’est le poteau qui arrête le tir de Diehm. Erika González Il fait le troisième et le titre descend dans le sens de la sélection, mais Hils n’abandonne pas et fait 3-2 en fusillade. Lucía Corrales lance sa panenka et rate mais Font devient un géant, imbattable. Effort minimisé car Andréa Villafano ne se branche pas Pourtant, l’Allemagne se tire une balle dans le pied. Deutsch réalise une frappe horrible, qui passe à près d’un mètre à droite du poteau et, après une finale angoissante, l’Espagne est proclamée championne d’Europe des moins de 19 ans.

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